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Isabelle LAURENCE

La Fédération Française de la Photographie et des Métiers de l'Image (FFPMI) organise, tous les 2 ans, le concours professionnel du meilleur "Portraitiste de France".

S'adressant aux professionnels de la photo (salariés, indépendants ou entrepreneurs) spécialisés dans le portrait, ce concours de prestige et d'excellence se déroule sous forme d'une épreuve où les candidats réalisent et présentent une série de douze photos thématiques dont les sujets, les compositions et les cadres sont imposés.

Une fois réalisées et pré-selectionnées par les candidats eux-mêmes, les photos sont transmises à un jury qui en évalue les qualités (l'esthétique, l'impact, la lumière, la composition...) et attribue les notes aux candidats sous anonymat... Le jury de ce concours est connu pour avoir des critères d'évaluation stricts et élevés.

En savoir plus sur le règlement : https://www.gnpp.com/concours/000025-portraitiste-france-2019

 

 

Isabelle LAURENCE, propriétaire du studio photo "Arrêt sur Image" à Coutances, fait partie des quelques photographes de France à avoir candidaté et obtenu ce prestigieux titre :

 

- Quel est votre parcours ?

La photo a toujours été ma passion. A 16 ans, en 1983, j'ai effectué mon apprentissage chez M. Douesneau, photographe, à l'endroit même de mon studio actuel, Arrêt sur Image, à Coutances. Une fois l'apprentissage terminé, je suis allée travailler dans la Calvados, à Villers Bocage avant de revenir à Coutances où j'étais employée dans le studio photo Ray Gill. Quand le pas de porte de mon ancien maître d'apprentissage s'est libéré, en août 1995, j'ai repris le local pour y créer mon studio : depuis, j'y exerce mon métier et ma passion.

 

- Le portrait est donc votre spécialité ?

Absolument. J'aime capter les émotions et les retranscrire par la photo quelques soient l'environnement ou les sujets : enfants, ados, adultes, personnes âgées, familles...

 

- Quel rôle a joué l'évolution des technologies pour vous ?

J'ai eu l'occasion de voir l'évolution du métier de photographe avec la transition numérique, de l'époque de l'argentique, où on développait 30 pellicules par jour, à celle du tout numérique... Au quotidien, les logiciels m'aident dans mon travail mais ne restent, à mes yeux, que des outils pour le parfaire et non pour le faire ; le fait de capter la sensibilité et de la retranscrire reste le don du photographe, l'ordinateur n'est que l'outil, au même titre que l'appareil photo. Je pense que l'évolution des technologies a ouvert et continuera d'ouvrir de nouvelles possibilités dans le monde de la photo mais la sensibilité restera toujours humaine.

 

- Aujourd'hui, vous obtenez ce titre de "Portraitiste de France", quelle a été votre motivation ?

Ce n'est pas la première fois que je passe le concours et que j'obtiens le titre ; je l'ai passé et obtenu 5 fois en tout, la première étant en 1998. Ma principale motivation est le challenge et, pour quelqu'un de mon expérience, de savoir si "je suis toujours dans le coup". En tant que photographes, nous sommes toujours liés émotionnellement à nos sujets et ce genre de concours permet de garder une analyse professionnelle de son travail : comme vous le savez, les thématiques photos sont imposées mais c'est à nous de réaliser et de sélectionner les photos que nous allons présenter... Toute la difficulté est de choisir celles qui plairont au jury et non celles qui, pour des raisons personnelles ou émotionnelles, nous plaisent à nous.

En outre, je pense que se faire juger par d'autres professionnels, qui placent de surcroît la barre très haute, permet de garder un bon sens critique de son travail : une façon de rester au top !

 

- Quel est votre avis sur l'avenir du métier ?

Je suis très réservée sur cette question en comparaison au temps où j'ai débuté : si l'évolution technologique a très largement démocratisé la photo, ce qui n'est pas un mal en soit, la pratique professionnelle a souffert de la création du statut de micro-entreprise (autrefois auto-entreprise) : beaucoup se sont lancés sous ce statut, souvent en activité secondaire, mais surtout en cassant les prix, ce qui a bouleversé le marché. Au final, nous avons de jeunes (ou moins jeunes) photographes qui s'installent, travaillent sans tenir compte de leurs besoins réels et qui, au bout de quelques mois, arrêtent, faute de moyens, pour céder leurs places à d'autres... L'un des enjeux d'avenir du métier de photographe sera de parvenir à réguler cela.

 

Isabelle LAURENCE au milieu des ses oeuvres.

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